Le Processus de Copenhague

Le Processus de Copenhague est une mesure de l'Union européenne dans le domaine de la formation professionnelle. Ses implications concernent l'avenir de la majorité des européens...

En mars 2000, le Conseil européen voulait faire de l'Europe l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde.

Dans ce cadre, le Processus de Copenhague applique au domaine de la formation professionnelle des mesures similaires à celles appliquées avec succès au niveau de l'enseignement supérieur : davantage de mobilité et de transparence entre les filières (Processus de Bologne, initié en 1999).

Les objectifs du Processus de Copenhague concernent le marché du travail :

  • augmenter la qualité et l'attrait de la formation professionnelle ;
  • positionner la formation professionnelle dans l'espace européen ;
  • renforcer la coopération internationale ;
  • encourager la mobilité au sein et hors des frontières nationales.

La mise en oeuvre passe par la comparabilité, la perméabilité et la transparence des qualifications et des diplômes.

À terme, les citoyens européens n'auront pas à répéter un apprentissage acquis en cas d'installation dans un autre pays de l'Union !

Des outils permettront à un employeur d'examiner la candidature d'une personne titulaire d'un diplôme étranger.

Par la même occasion, ces instruments aideront le candidat à rendre compréhensibles auprès de l'employeur les qualifications qu'il a obtenues par son diplôme.

L'Union européenne a développé et développe encore différents instruments pour comprendre et comparer les niveaux de certification des différents pays et des systèmes d'éducation et de formation. Citons les principaux :

  • le Cadre Européen des Certifications (CEC),
  • le Cadre National de Certification (CNC),
  • le Système européen de transfert de crédits pour l'enseignement et la formation professionnels (ECVET),
  • l'Europass.

Au cœur du Processus de Copenhague se trouve la directive relative au Cadre Européen des Certifications (CEC) pour l'Education et la Formation tout au long de la vie. Cette directive impulse une politique européenne cohérente et favorise la mobilité des apprenants au sein de l'Union européenne. Le but est d'établir une correspondance entre les niveaux de certification en vigueur dans les différents pays européens en s'appuyant sur une référence commune :

  • le CEC est constitué d'une échelle de huit niveaux exprimés en termes de savoirs, aptitudes et compétences ; il s'agit d'une échelle de 'traduction'.

    Niveau 8 : Doctorat (Enseignement supérieur)
    Niveau 7 : Master (Enseignement supérieur)
    Niveau 6 : Bachelor (Enseignement supérieur)
    • Diplôme Chef d'entreprise spécifique IFAPME
    Niveau 5 : Brevet d'enseignement supérieur (en deux ans)
    • Diplôme Chef d'entreprise IFAPME classique
    Niveau 4 : Certification de qualification technique (CQ6T)
    • Certificat d'enseignement secondaire supérieur (CESS)
    • Certificat d'apprentissage IFAPME
    Niveau 3 : Certificat de qualification de 6ème professionnelle (CQ6P)

  • le CEC vise à mettre en relation des systèmes différents : de pays différents, de régions différentes, de modes d'éducation, d'apprentissage, de certification et d'opérateurs différents (les opérateurs d'enseignement, de formation professionnelle, d'apprentissage en alternance, de validation)
  • le CEC encourage également l'éducation et la formation tout au long de la vie en favorisant la validation de l'apprentissage non formel et informel.
  • le CEC se base sur la notion d'acquis d'apprentissage, c'est-à-dire de résultats plutôt que sur la durée de formation.

L'IFAPME s'adapte concrètement à ce nouveau contexte :

  • Les conseillers pédagogiques de l'IFAPME adaptent les référentiels de formation afin que les programmes de formation soient totalement cohérents avec les niveaux définis par le CEC ;
  • Les formateurs de l'IFAPME doivent porter une attention accrue aux normes d'évaluation sur lesquelles se basent les niveaux du CEC (autonomie ou responsabilité de l'apprenant par exemple) ;
  • L'IFAPME développe également son propre système qualité, tout comme les autres opérateurs de formation, afin de garantir l'application des normes d'évaluation et, ce faisant, de créer un espace de confiance mutuelle avec ses partenaires.

Depuis 2007, l'IFAPME se positionne clairement en faveur de la mise en place d'un cadre francophone de certification dans la Communauté Wallonie Bruxelles.

L'IFAPME a conçu avec le FOREM, Bruxelles Formation, l'EFPME et des représentants de l'Enseignement de Promotion Sociale une méthodologie partagée en vue de positionner les attestations et certifications existantes issues de l'offre de formation professionnelle et de l'enseignement de promotion sociale, en regard du Cadre Européen des Certifications.

Aujourd'hui, l'enseignement de plein exercice, ainsi que l'enseignement supérieur nous rejoignent afin de créer le cadre francophone de certification.

Il s'agit d'induire la transparence et la mobilité :

  • en créant un espace de confiance mutuelle entre les opérateurs,
  • en développant chez chaque opérateur un système qualité (EQAVET),
  • en favorisant la concertation entre les opérateurs (référentiels métiers identiques),
  • en créant un 'langage commun' en matière d'éducation et de formation afin que les apprenants puissent 'passer' d'un système de formation à un autre (ECVET, SFMQ et CNC).