Ria Carbonez

50 ans

Le tour des mots / Contes

Année de création : 2013

Rue de Rixensart, 7
1332 Genval
0476 / 82 85 14

ria_carbonez@yahoo.com


Ria Carbonez, 50 ans, est une artiste. Son art : conter des histoires. Au travers de ses spectacles et de ses balades contées, elle nous emmène dans des mondes imaginaires.

En quoi consiste votre activité ?
Toutes des activités liées aux contes : spectacles, balades contées, animations dans les écoles..

Pourriez-vous décrire votre parcours en quelques mots ?
J’ai commencé à suivre des formations dans l’art du conte en 2003. En 2004, des raisons familiales m’obligent à quitter la Belgique et donc mon travail de secrétaire pour aller vivre à Kinshasa (RDC). Pour m’occuper, j’y fonde la maison du conte de Kinshasa. Je créé un premier spectacle qui est acheté par la représentation Wallonie-Bruxelles de Kinshasa. Je le présente dans plusieurs écoles du pays. Lorsque je reviens en Belgique en 2009, la situation économique, le "trou" dans mon CV de 5 ans et mon âge, me mettent devant une évidence, ce ne sera pas facile de retrouver un emploi de secrétaire. Je décide donc de consacrer mon énergie à ma passion : le conte.

Vous êtes artiste, en quoi est-ce différent du statut d’indépendant ?
Le fait d’avoir le statut d’artiste me permet d’avoir droit à des indemnités les jours où je ne travaille pas. Si j’étais indépendante, mes jours "chômés" seraient totalement à ma charge. Ceci dit, dans le travail que ce métier demande, les démarches sont forts proches de celles de l’indépendant, puisque c’est moi qui créé mon emploi par la création de spectacles et c’est moi qui doit trouver mes contrats.

En tant qu’artiste, quelles difficultés rencontrez-vous ?
La difficulté est la recherche de contrats. Le commercial et l’artiste sont clairement deux approches différentes, il est très difficile, pour moi en tout cas, de me vendre moi-même. La répartition entre temps de création, recherche de contrat et exécution des contrats, n’est pas toujours évidente non plus. Et puis, il y a le regard de l’autre. Pour beaucoup de gens, l’artiste est vu comme un profiteur du système. Il est clair, que sans l’aide du système, beaucoup d’artiste ne pourraient pas subvenir à leurs besoins. D’un autre côté, la société a besoin des artistes. Ce sont les premiers représentants de la culture d’une société. Beaucoup trop de gens oublient que les artistes, comme tout le monde, ont un loyer à payer, doivent se nourrir, en d'autres termes, qu'ils ont besoin d'argent pour vivre et que tout travail mérite salaire. Le métier d'artiste est un METIER aussi noble et indispensable à la société que bien d'autres métiers.

Qu’est-ce qui vous passionne dans votre activité ?

Le sentiment de transmettre des choses qui semblent anodines mais qui sont parfois fondamentales. Le partage aussi avec le public est passionnant. Lorsque je raconte une histoire et que le public (enfant ou adulte) a besoin d’un moment pour se réveiller, pour quitter le monde dans lequel je les ai emmenés, c’est fantastique.

Que vous ont apporté les formations suivies à l’IFAPME ?
Une certaine structure. Les formations m’ont obligé à définir clairement mes objectifs et à mieux me structurer.

Et vous ? Quel est votre projet ?
Pour vous aider à le concrétiser, l’IFAPME vous propose les modules de formation ‘Je monte ma boîte’

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