Témoignage en tandem : Christophe Rodono et Anthony Magas

Anthony Magas (3e à gauche) entouré par toute l'équipe du salon Crivalis à Jumet

Le patron-formateur : Christophe Rodono

  • Responsable RH du salon familial "CRIVALIS", Rue Frison à Jumet
  • Signe particulier : "positivement exigeant"
  • Ce qu’il apprécie : le respect

L'apprenti en formation : Anthony Magas (19 ans)

  • Apprenti en 3ème année "coiffure".
  • Ce qu’il apprécie : apprendre son métier de manière très concrète.

Apprendre un métier, c’est aussi apprendre à être… La formation en alternance, c’est bien plus qu’apprendre un métier, c’est aussi une rencontre entre deux personnes : un apprenant et une personne expérimentée, le patron-formateur. Très souvent, l’apprentissage ne se limite pas à la transmission du savoir-faire car les comportements sont également influencés et la maturité impactée.

Monsieur Rodono, pourriez-vous présenter votre entreprise ainsi que votre parcours personnel ?
Christophe Rodono : Le salon de coiffure est une véritable entreprise familiale. Notre mère a ouvert ce salon il y a près de 40 ans. Et pour son plus grand bonheur, mes sœurs et moi avons repris l’activité. L’une de mes sœurs a suivi sa formation au Centre IFAPME de Charleroi. Mon parcours est différent : après des études en esthétique, j’ai travaillé en tant que maquilleur et coloriste avant de réintégrer le cocon familial.

Pourquoi travaillez-vous avec des apprentis et des stagiaires en formation ?
Christophe Rodono : C’est à la fois historique et vital pour le salon. Historique, parce qu’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours croisé des apprentis au salon. Vital, parce que sans leur présence, nous ne pourrions pas fonctionner de manière optimale. C’est une vraie relation "win-win", tout le monde en sort gagnant. L’investissement que nous consentons à les former est compensé par leur engagement au quotidien. En coiffure, il est très important pour l’apprenant de multiplier les expériences professionnelles afin de s’approprier différentes techniques, stimuler sa créativité.  Aujourd’hui, nous pouvons compter sur la présence de 3 apprentis.

Et toi, Anthony pourquoi as-tu choisi de suivre ta formation à l’IFAPME ?
Anthony Magas : J’ai toujours voulu faire un métier manuel, le secteur de la coiffure m’attirait. Ma mère était assez réticente à cette idée. Elle a souhaité que je continue une scolarité plus classique. Pendant une année, j’ai donc tenté le secrétariat mais j’ai bien évidemment échoué. Franchement, l’école ce n’était pas pour moi. Puis un jour, maman s’est laissé convaincre par une amie dont le fils suivait sa formation au Centre IFAPME de Charleroi.


Anthony, si c’était à refaire ?

Anthony Magas : Je commencerais l’apprentissage de la coiffure beaucoup plus tôt. La formule de l’alternance, c’est du concret ! Ma mère a complètement changé d’avis sur l’apprentissage. Elle a même conseillé à mon frère de se renseigner sur les formations proposées au Centre IFAPME de Charleroi !

Monsieur Rodono, votre sœur, Valérie, a suivi la formation "tutorat". En discutez-vous parfois ?
Christophe Rodono : En fait, elle m’en parle régulièrement et au vu de ses commentaires, je compte bien m’inscrire à la prochaine session. (ndlr : la formation au tutorat est offerte par l’IFAPME. Elle permet à l’indépendant d’optimiser le séjour de l’apprenant dans son entreprise - Plus d'infos).

Anthony, quels sont tes projets ?
Anthony Magas :
Je souhaite suivre la formation en Chef d’entreprise avec convention de stage. A terme, ouvrir mon propre salon.


Pour conclure, avez-vous  quelques conseils à prodiguer à des jeunes qui souhaitent suivre vos pas ?
Christophe Rodono :
La coiffure est un très beau métier qu’il faut choisir de manière positive, avec envie et motivation. Surtout pas parce que l’on ne sait pas quoi faire d’autre et que ça a l’air facile… Travailler dans un salon, c’est rester 10h debout, être occupé le samedi et parfois le dimanche. Quant aux apprenants qui se présenteront au salon, j’attends d’eux du respect, de la politesse, de la proactivité, de l’intérêt pour le métier.