Témoignage en tandem : Dirty Monitor et Sébastien Jacques

Sébastien Jacques encadré par ses patrons-formateurs chez Dirty Monitor

Les patrons-formateurs : Gian MAURO et Orphée CATALDO

  • Fondateurs de Dirty Monitor, collectif d'art digital à Charleroi (Rue de Marcinelle, 30)
  • Ce qu’ils apprécient : repousser les limites l’inimaginable en les rendant visibles.

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L'apprenant : Sébastien JACQUES (25 ans)

  • Stagiaire en Conception de produits multimédia (formation de chef d’entreprise) au Centre IFAPME de Charleroi
  • Ce qu’il apprécie : découvrir de nouvelles facettes à son métier.

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De Pékin à Shangaï, d’Oman à Singapour et Strasbourg en n’oubliant pas la Belgique,… Dirty Monitor en met plein les yeux. Leur tour : habiller virtuellement les édifices, créer des spectacles sons et lumières en projetant des animations sur des structures 3D. C’est parmi ces geeks que Sébastien a décidé d’apprendre son métier. Expériences et secrets de fabrication des frères fondateurs de Dirty Monitor.


La première fois…
Dirty Monitor : "Sébastien est le premier apprenant qui rejoint notre équipe. Je dois dire qu’avant la sollicitation du délégué à la tutelle de l’IFAPME (Patrick Ghesquière), nous n’y avions jamais pensé. Finalement l’idée d’accompagner Sébastien dans sa formation, cela correspond assez bien à la philosophie de Dirty Monitor. Au sein du collectif, on apprend tous les jours et les uns des autres. On explore de nouvelles pistes, de nouvelles techniques ou logiciels… on en discute et on partage. C’est d’ailleurs pour cela que nos productions d’aujourd’hui, ne sont ni celles d’hier et ne seront pas celles de demain !"

La formation en alternance, vous en pensez quoi ?
Dirty Monitor : "Grâce à ce mode de formation basé essentiellement sur la pratique, il est certain que le bagage acquis est directement valorisable. Sébastien est quasi à temps plein avec nous et donc confronté à la réalité de l’entreprise : les exigences des clients, les budgets, les échéances, les contraintes physiques et techniques,.. Au fur et à mesure qu’il complète son apprentissage, ses tâches s’élargissent. Il apprend avec et au contact des autres et finit par s’imprégner de notre culture d’entreprise, de l’état d’esprit du collectif."

Une deuxième fois ?
Dirty Monitor : "Nous serions prêts à former d’autres stagiaires car l’expérience actuelle est plus que satisfaisante. Il y a une réelle réciprocité. C’est vraiment très enrichissant."

Vous avez manqué les précédents shows de DIRTY MONITOR ?
Petite séance de rattrapage sur leur site www.dirtymonitor.com
Ou via les liens ci-dessous en ce qui concerne le spectacle d'ouverture de MONS 2015.

Le point de vue de Sébastien...

Sébastien avait envie d’apprendre tout en travaillant. Mais ce n’était pas pour autant qu’il était prêt à faire une croix sur sa passion. Voici ce qu’il a trouvé à l’IFAPME : "Vraiment, c’est la transition idéale entre l’école et le monde de l’entreprise. J’apprends la conception d’animation 3D et multimédia, tout en travaillant. C’est très concret !"

Facile l’alternance ?
Sébastien :
"Il y a des semaines où ce n’est pas facile de tout assumer, d’alterner les cours et le boulot. On travaille sur un projet avec des deadlines à respecter et les cours sont parfois regroupés sur deux ou trois soirées consécutives. Mais bon, c’est ça aussi la vie. Il y des jours où c’est plus cool."

Se former auprès de Dirty Monitor, c’est comment ?
Sébastien :
"Dirty Monitor, c’est une équipe de 12 collaborateurs, véritables geeks de l’infographie, de la photo, du dessin architectural et de l’animation 3D. Ici, tout évolue en permanence : les logiciels, les activités, les affinités "métiers". On assure la production intégrale des shows y compris la mise en place du matériel, la gestion de la régie, le son, l’image, le métré des constructions pour le mapping,… Je participe aux échanges d’idées où chacun peut apporter sa sensibilité. Prochainement, il est possible que mes compétences en gestion de réseaux soient sollicitées ou valorisées dans une production en Chine, un show au Texas,... Des nouveaux logiciels m’attendent, de nouvelles tâches également."

Un conseil pour réussir ?
Sébastien :
"Il faut en vouloir et montrer qu’on en veut. Il y a beaucoup de choses à découvrir par soi-même, notamment les logiciels que l’on appréhende via les tutoriels et en discutant avec les collègues. Il faut donc faire preuve de curiosité tandis qu’une bonne dose de courage n’est pas à négliger non plus !"