Dernière mise à jour : 20.06.2019

Projet CoTrain Une formation collaborative

En vue de créer des actions novatrices liées à la formation en alternance, l'IFAPME est partenaire du projet CoTraiN qui vise à se pencher sur le parcours de formation en entreprise en dépassant le modèle classique d’apprentissage « un apprenant-une entreprise ».

Une autre vision de l'alternance

Une autre manière de construire l’alternance peut être intéressante : la formation collaborative (Collaborative Training Networks). La formation collaborative signifie qu'une entreprise offre une formation professionnelle avec une ou plusieurs autres entreprises.

Celle-ci offre alors notamment la possibilité d’organiser une complémentarité des activités des apprenants pour couvrir l’ensemble des compétences requises pour un métier. Ce type de système existe, avec des variantes, en Allemagne, en Autriche, en Suisse. Des pays considérés comme des modèles en matière de formation en alternance.

Le CEPAG a donc lancé le projet "CoTraiN" qui a été accepté au sein du programme Erasmus+ (cofinancement européen). Le projet a démarré le 1er septembre 2016 et durera 3 ans. Il s'inscrit dans les objectifs primordiaux qui sont au cœur des politiques tant nationales qu’européennes : surmonter les éventuels écarts de compétences et faire de l’enseignement et la formation en alternance une filière d’excellence, un instrument fondamental en vue de l’acquisition par les jeunes de compétences et de qualifications.

 

Cotrain

Pourquoi ce projet ?

Une seule entreprise ne permet pas toujours de couvrir tous les volets d’un métier et de les pratiquer suffisamment en condition réelle de travail. Dans ce modèle "classique" de la formation en alternance, le champ des compétences couvert varie selon les activités de l’entreprise, la taille de cette dernière, son organisation et ses habitudes de travail ainsi que les places de stage qui y sont disponibles.

Par exemple, certains jeunes inscrits dans une section "boucherie-charcuterie" trouvent un contrat d’alternance dans une société active principalement dans la boucherie. Ces jeunes apprendront dès lors la charcuterie dans un centre de formation, mais la pratique n’y sera pas la même qu’en entreprise. Il s’agit d’une réelle problématique pour le recrutement de bouchers-charcutiers qualifiés.